Journées de formation des 4 et 5 avril 2024, Espace Reuilly Paris ou en visio

Familles en situation de précarité : les accueillir et les comprendre en Action Médico-Sociale Précoce ?

Joseph Wresinsky, fondateur d’ATD Quart Monde, définit la précarité dans un rapport du Conseil Economique et Social de 1987 par « l’absence d’une ou plusieurs des sécurités permettant aux personnes et familles d’assumer leurs obligations professionnelles, familiales et sociales et de jouir de leurs droits fondamentaux ».

Aujourd’hui des indicateurs divers témoignent d’une augmentation de la précarité et de la pauvreté. L’accessibilité aux droits les plus fondamentaux est compromise et c’est inacceptable.
Trois millions d’enfants pauvres en France en 2024, autant de familles, de parents qui ne peuvent faire face aux besoins matériels et éducatifs permettant un développement harmonieux de leurs enfants. Trouver les ressources nécessaires à la survie peut être un challenge quotidien. Et pourtant ces enfants et ces familles ont des droits conformément à la Convention internationale des droits de l’enfant.
Familles pauvres, familles isolées, certaines familles migrantes, familles mono parentales, familles d’accueil avec des enfants placés, toutes ces familles, tous ces enfants peuvent frapper à la porte d’un CAMSP ou non…avec des retards, des troubles du développement diagnostiqués ou non, reconnus par les parents ou non…

Les situations de précarité nous déroutent : elles nous confrontent à nos limites : difficultés d’accueil, de communication, de compréhension et écarts de représentations parfois insoupçonnés entre familles et professionnels. Parents et équipes peuvent se trouver dans des rapports complexes : peurs, agacements et défiances réciproques. Les parents peuvent se sentir menacés par la culpabilité, la dévalorisation et le risque d’être « séparés » de leur enfant. L’équipe se sait démunie pour s’ajuster et se faire comprendre…

De plus, la maladie, l’annonce d’un handicap d’un jeune enfant impacte l’équilibre familial, oblige souvent l’un des parents à modifier, à réduire voire à arrêter son activité professionnelle ce qui précarise des familles qui, de plus doivent faire face à des dépenses avec un reste à charge.

Nous proposons, au cours de ces journées, de donner la parole à des professionnels de santé publique pour prendre la mesure de la précarité en France en 2024 et des besoins des familles. De nombreuses institutions, associations et services œuvrent à accompagner les familles vivant la précarité. Elles pourront s’exprimer en lien avec les parents et professionnels qui viendront témoigner de leurs expériences, de leurs difficultés et des solutions qui ont, ou pourraient, émerger. Des équipes de CAMSP, de PMI, d’établissements sociaux, médico-sociaux, sanitaires partageront leurs questionnements et les ressources adaptatives. Dans ce domaine nous partagerons l’initiative, la créativité des équipes pour aller vers les familles, pour créer un lien et faire alliance avec elles autour de leurs enfants en trouvant un langage et un mode d’expression commun.

Parents et professionnels, ces journées sont les vôtres et nous vous attendons nombreux en présentiel et en visioconférence pour envisager ensemble comment se réinventer avec de nouvelles références, de nouveaux outils, de nouvelles méthodes, collaborations et partenariats. Avec l’objectif de contribuer à faire valoir les droits à la santé de tous les enfants auprès des pouvoirs publics.

PROGRAMME FORMATION DES 4 ET 5 AVRIL 2024

Bulletin d’inscription

Objectifs et moyens

-> Cette formation ne nécessite pas de prérequis. Elle s’adresse à tous ceux qui sont concernés par l’action précoce et la dynamique du développement de tous les enfants dans une société de droits.

-> Si vous avez des besoins particuliers en termes d’accessibilité universelle, contactez-nous.

-> En cas d’annulation après le lundi précédant la formation, l’inscription ne sera pas remboursée.

-> Durée : 12 heures (selon contenu du programme)

548 personnes (483 inscrits et 65 invités) ont assisté à ces 2 journées de formation. 227 sur place et 321 en visio. 

Avec un taux de satisfaction de près de 78 % pour les interventions.

Vous retrouverez prochainement l’analyse de l’évaluation.